Quand on rénove un lieu comme La Belle Verte on pense qu’on va faire les choses “bien”.
Alignées. Écologiques. Responsables.
Mais parfois, la réalité te rattrape plus vite que prévu.
Le toit de la grange menaçait de s’effondrer.
Une bonne partie était déjà tombée quand je suis arrivée.
Et si rien n’était fait, on perdait tout.
Alors on a lancé en urgence des travaux conservatoires pour sauver ce qui peut l’être.
J’aurais voulu refaire le pignon en ossature bois.
C’était l’idéal. C’était beau. C’était cohérent.
Mais c’était hors de mon budget
Alors j’ai pensé à la brique mais techniquement les maçons me l’ont déconseillé compte tenu de la hauteur
Alors on a fait avec ce qui était possible.
On reconstruit en parpaing,
et on garde l’ossature bois pour la pose des grandes portes fenêtres qui avaient été laissées dans la grange
Un compromis. À contre-cœur.
Mais en conscience.
Ce n’est pas un choix que je célèbre.
C’est un choix que j’ai pesé.
Parce que garder debout un lieu qui a du sens vaut parfois mieux que chercher à incarner le sens parfaitement.
Et c’est peut-être ça, habiter un lieu en transition :
– faire avec, sans renoncer à l’essentiel.
– choisir avec lucidité, pas avec certitude.
– rester en dialogue entre l’urgence et l’idéal.
Et vous, quels dilemmes avez-vous traversé dans vos projets engagés ?



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