Je suis la sauge. Intense, généreuse, puissante.
Depuis l’aube des temps, vous me connaissez.
Dans vos jardins, dans vos cuisines, dans vos temples, je me tiens droite, avec mes feuilles gris-vert froissées de soleil et mon parfum un peu âpre, un peu céleste.
Mon nom vient du latin salvare – sauver.
Je ne suis pas seulement une herbe : je suis une promesse de santé, une gardienne de la vitalité.
Depuis l’Antiquité, vous m’avez honorée :
Les Romains disaient : « Pourquoi un homme mourrait-il, alors que la sauge pousse dans son jardin ? »
Les Grecs me réservaient aux maladies sérieuses et aux fatigues de l’âme.
Dans les monastères médiévaux, je faisais partie des « simples » sacrées, celles que l’on cultivait dans les cloîtres pour soigner le corps et l’esprit.
J’exige peu, mais je rends beaucoup.
– Je soutiens la digestion,
– Je renforce la vitalité,
– J’aide les femmes à lutter contre leurs sueurs liées à la ménopause,
– Et je lutte avec vous contre les virus de l’hivers.
Certaines traditions m’utilisaient aussi pour purifier les lieux : vous me bruliez pour nettoyer les espaces grâce ma capacité naturelle à dégager des molécules antiseptiques dans l’air.



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